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Supergirl : que vaut vraiment le nouveau film du DCU ?

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Hugo

Fan de Superman et de DC Comics depuis mon enfance, j’aime partager ma passion et rester informé de toutes les actualités autour de cet univers, et de la pop culture en général !
Découvrez notre critique du nouveau film du DCU : Supergirl !

Sorti ce 1er juillet dans les cinémas français, Supergirl est le deuxième film du nouveau DCU. Une arrivée qui ne laisse pas indifférent, puisque le long-métrage nourrit déjà de nombreux débats sur les réseaux sociaux. Mais que vaut-il vraiment ? Découvrez notre critique sans spoilers !

Le pitch

Réalisé par Craig Gillespie et écrit par Ana Nogueira, Supergirl suit Kara Zor-El (Milly Alcock), en quête d’une planète dotée d’un soleil rouge pour célébrer son anniversaire. Elle peut ainsi ressentir les effets de l’alcool, ce que son métabolisme kryptonien ne lui permet pas sous un soleil jaune classique. Cependant, tout ne se passe pas comme prévu. Son chien, Krypto, se voit empoisonné par le redoutable Krem des Collines d’Ocre (Matthias Schoenaerts), Kara est contrainte de s’associer à Ruthye, une jeune extraterrestre orpheline, dans le cadre d’un périple intergalactique. Leur but commun ? Retrouver Krem : l’une pour récupérer l’antidote qui sauvera son chien, l’autre pour se venger de la mort de sa famille.

Une Supergirl en pleine évolution

Malgré une structure classique et un scénario assez simpliste, Supergirl diverti et permet d’enrichir de manière intéressante son personnage, introduit dans Superman en 2025. En effet, cette nouvelle aventure représente une évolution importante pour Kara, lui permettant de devenir une véritable héroïne à la fin, là où son arrogance et son mal-être l’empêchaient d’accomplir pleinement la mission qui lui était destinée. Milly Alcock, révélée dans la série House of the Dragon, incarne parfaitement cette version nuancée de Supergirl, qui s’avère très attachante et donne envie d’en voir plus.

Au cours du film, Kara noue une relation intéressante avec la jeune Ruthye, qui permet de faire évoluer les deux protagonistes, mais celle-ci reste trop peu exploitée. Alors que cette relation aurait pu être le cœur du récit comme dans le comics, Ruthye est trop souvent reléguée au second plan et ne possède pas réellement de scène marquante. L’ensemble manque de moments plus posés qui auraient permis de renforcer leur alchimie et d’approfondir la transmission entre les deux personnages.

Eve Ridley incarne la jeune Ruthye aux côtés de Milly Alcock. ©DC Studios

Le long-métrage permet également de développer, via des flashbacks, la destruction de la planète Krypton et la survie de Kara sur Argo, seule ville rescapée de la planète après son explosion grâce à une technologie mise au point par Zor-El, le père de Kara. Ces scènes permettent notamment de mieux comprendre le traumatisme qu’a pu vivre Kara, contrairement à son cousin Superman qui n’a pas vécu la lente agonie de Krypton. On sent toutefois que cette séquence aurait pu avoir davantage d’impact tragique si le film lui avait accordé plus de temps, comme dans le matériau original.

Supergirl Krypton Argo
Krypton explose, mais une ville est sauvée… Argo City ! ©DC Studios

Classique et imparfait…

Supergirl souffre malheureusement d’un scénario et d’une réalisation trop classiques pour briller réellement, d’autant plus à une époque où les films de super-héros sont nombreux et finissent souvent par se ressembler. Il manque de style et d’identité pour se démarquer, son ton évoquant globalement Les Gardiens de la Galaxie ou encore Mad Max.

Le résultat final manque aussi cruellement d’ambition sur le plan visuel, d’autant plus lorsqu’on connaît le comics Supergirl: Woman of Tomorrow qu’il adapte, que la dessinatrice Bilquis Evely et le coloriste Matt Lopes avaient sublimé en créant un univers vaste et détaillé, aux décors colorés et variés. Supergirl se limite à des décors poisseux, désertiques, urbains et grisâtres à marronâtres, perdant ainsi toute la plus-value si caractéristique de l’œuvre originale. De plus, la réalisation peine à véritablement iconiser le personnage à l’écran.

…Mais pleinement divertissant !

Malgré tout, le film fonctionne plutôt bien dans son ensemble, avec une ambiance divertissante, un bon jeu d’acteurs, un humour maîtrisé (en particulier lorsque cela implique des extraterrestres) et une musique entraînante, bien que peu mémorable. Les scènes d’action sont bonnes, mais le montage sur-découpé diminue la lisibilité de plusieurs d’entre elles.

Superman et Supergirl
Première rencontre entre les Super-cousins ! ©DC Studios

Le film marque également le retour de David Corenswet dans le rôle de Superman, où il brille toujours autant. Son interprétation solaire, authentique et bienveillante de l’Homme de Demain captive à chacune de ses apparitions. Sa relation fraternelle avec Kara révèle une excellente alchimie entre les deux acteurs, que l’on a hâte de retrouver dans le prochain film Man of Tomorrow, actuellement en cours de tournage.

Bien que le personnage n’apporte pas grand-chose à l’histoire, Jason Momoa incarne à la perfection le chasseur de primes Lobo, fidèle à sa version des comics. Enfin, Matthias Schoenaerts interprète un antagoniste très classique et peu développé, mais qui fonctionne dans le contexte du film, servant avant tout de prétexte pour l’aventure de Kara et Ruthye, véritable cœur du récit. Le scénario d’Ana Nogueira lui ajoute par ailleurs une motivation qui apporte un thème intéressant, mais celui-ci reste malheureusement survolé, comme si le studio n’osait pas l’explorer en profondeur…

Désormais habitué aux productions DC avec Aquaman, Jason Momoa incarne désormais le charismatique Lobo ! ©DC Studios

La fin qui détruit tout…

L’acte final de Supergirl montre que la scénariste n’a pas vraiment compris la fin du livre qu’elle adapte. En effet, sans trop en dévoiler pour éviter les spoilers, l’héroïne anéantit tout le message que le film s’était attaché à transmettre pendant la majeure partie du récit. De quoi se demander comment cette véritable incohérence a pu être acceptée lorsque James Gunn et les acteurs ont lu le scénario…

Conclusion

Supergirl 2026
Milly Alcock rayonne dans son rôle et dévoile un jeu plein de nuances ! ©DC Studios

S’il est clair que le long-métrage est loin d’égaler l’œuvre qu’il adapte et reste trop classique pour un film de super-héros en 2026, Supergirl n’en demeure pas moins un divertissement efficace. Le personnage de Milly Alcock bénéficie d’un développement convaincant et donne envie de la retrouver rapidement au sein du DCU.

Note : 3,25/5

Si vous aimez Supergirl et les autres personnages de la Superfamille, retrouvez-les dans la saison 3 de My Adventures with Superman, en cours de diffusion actuellement sur HBO Max !

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